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Bigorexie: suis-je vraiment addict au sport? Faites le test!

Bigorexie: suis-je addict au sport? Faites le test !

La course à pied a souvent la réputation d’être un sport qui peut rendre accro. Beaucoup de coureurs reconnaissent d’ailleurs une forme d’accoutumance à leur sport, notamment lors des phases de préparation aux compétitions. Mais suis-je vraiment addict au sport ?

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Bigorexie, définition

Dans les années 70, un médecin américain, le Dr Frederik Baekeland, met en évidence un lien entre pratique du running et dépendance.

Selon ses études, en cas d’arrêt brutal de la course à pied, un athlète peut subir des troubles du sommeil, un sentiment de culpabilité, des troubles alimentaires, de l’irritabilité, voire même un état dépressif.  

Considérée dans un premier temps comme une « addiction positive », il faudra attendre 2011 pour que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) déclare officiellement la bigorexie comme étant une maladie à part entière.

Cette maladie est assez répandue chez les anciens sportifs de haut-niveau, comme Bixente Lizarazu qui a déclaré en souffrir suite à l’arrêt de sa carrière.

Non, les coureurs ne sont pas des drogués !

L’addiction et la dépendance, sont deux choses différentes.

En effet, elles n’affectent pas le cerveau de la même manière.

En toxicologie, on parle de dépendance lorsque l’on souffre du syndrome de sevrage à la suite d’un arrêt brutal, alors que l’addiction est la consommation excessive d’une substance néfaste et/ou neurotoxique qui entraîne chez l’individu une perte de contrôle.

Le bigorexique est-il dépendant aux endorphines ?  

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Quand on parle de dépendance au sport, l’une des croyances les plus répandues est que certains athlètes seraient accros aux endorphines. 

En 1974, Hans Kosterlits et John Hughes, des chercheurs britanniques, démontrent que l’organisme est capable de produire des substances semblables à la morphine : les endorphines.

Ils s’aperçoivent par la suite que notre corps libère ces hormones lors des phases de stress, de douleur et qu’elles sont multipliées par cinq au cours d’un effort de 30 minutes.

Ce lien historique entre morphine et endorphines à surement renforcé la corrélation avec la drogue dans l’inconscient collectif. Pourtant, même si l’endorphine dispose de propriétés antalgiques, aucune étude n’a démontré qu’elle produisait un effet euphorisant.

En résumé, l’endorphine apaise la souffrance du sportif, mais en aucun cas elle ne le “shoote”. 

La dépendance au sport serait plus probablement d’ordre psychologique que toxicologique.

En effet, la répétition des entraînements, l’accoutumance du corps aux séances, la ritualisation et la répétition peuvent prendre une dimension compulsive, voire devenir une nécessité pour un athlète qui cherche à remplir un vide affectif ou de la pensée.

>> En savoir plus sur la bigorexie avec l’épisode #13 du podcast Dans la Tête d’un Coureur

La théorie de l’investissement: quand la passion devient débordante. 

En psychologie comportementale, le principe de l’investissement repose sur l’implication d’un individu à s’investir émotionnellement, physiquement ou/et financièrement dans un projet ou une relation.

Notre engagement dans une action est proportionnel à ce que nous y avons mis de nous-même. Autrement dit, plus un coureur va s’investir dans une préparation, plus il lui sera difficile de faire demi-tour.

Chez certains athlètes qui s’entraînent de manière intensive, le sport peut occuper une place quasi-permanente dans leurs pensées.

Il peut alors provoquer de l’isolement et mettre en danger les relations affectives, sociales, et les situations professionnelles.

Parfois, l’athlète n’a pas conscience des réels problèmes et des possibles conséquences de sa pratique sportive sur sa vie personnelle.  En effet, afin de pouvoir justifier notre comportement, notre cerveau cherche toujours à apporter de la cohérence entre nos actions et nos décisions, même dans des situations irrationnelles.

C’est la théorie de Skinner, notamment observée chez les joueurs compulsifs dans les casinos. Quand le joueur bénéficie de gains modestes, même inférieurs à sa mise de départ, son cerveau traduit que son comportement a des conséquences positives et il aura tendance à poursuivre ses mises coûte que coûte.

Pour cela, le cerveau sécrète entre-autre de la sérotonine et de l’ocytocine, molécules de l’attachement et de la passion. Cette théorie pourrait expliquer pourquoi les passions sont parfois débordantes voire irrationnelles chez certains marathoniens, triathlètes sur Ironman ou chez coureurs d’ultra-trail, au vu de l’investissement que nécessite leur préparation.

Bigorexie: Faites le test

Pour savoir si vous êtes atteint de bigorexie, nous vous proposons ce test, adapté des travaux de Inès Ferreira.

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