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Running et santé mentale : la course à pied peut-elle soigner l’esprit ?

Running et santé mentale : la course à pied peut-elle soigner l’esprit ?

Dans une société où tout va toujours plus vite, 14% des Français déclarent des symptômes qui évoquent la dépression. 22% souffriraient de troubles anxieux. Face à ce constat alarmant, le running et la pratique sportive peuvent-ils soigner notre santé mentale ?      

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Le running, véritable allié de notre santé mentale

santé mentale

Anxiété, dépression, trouble du sommeil… Toutes ces sympathiques pathologies semblent bien décidées à s’installer dans le quotidien des Français. Les confinements leur ont d’ailleurs laissé la porte grande ouverte. 

À défaut de trouver un remède miracle, le running peut se révéler un précieux allié pour préserver sa santé mentale. Au-delà des effets purement chimiques, la pratique de la course à pied permet de favoriser une meilleure qualité de sommeil, de booster la confiance en soi et l’estime de soi. 

C’est bien connu, les coureurs ont le melon ! Plus sérieusement, le running et plus largement la pratique sportive amènent à se dépasser et à se fixer des objectifs en dehors d’un milieu professionnel souvent anxiogène. Et quoi de mieux que de constater que l’on est capable de relever de nouveaux défis avec brio ?! Bien évidemment, on évite de s’inscrire sur un Marathon alors qu’on n’a jamais chaussé de baskets, mais se sentir capable de courir même 5min, puis 10, puis 30 et ainsi de suite… Voilà une bien belle façon d’augmenter sa confiance en soi ! 

De plus, aller courir permet de briser le cercle vicieux qui a tendance à se mettre en place lorsque la santé mentale est mise à mal. Isolement, réticence à sortir, renfermement sur soi… Ces réflexes mis en place naturellement lorsque des troubles mentaux apparaissent peuvent être contrés par la pratique d’une activité physique, particulièrement en extérieur comme le running. 

Enfin, la fatigue induite par l’activité sportive va favoriser un meilleur endormissement, mais aussi une meilleure qualité de sommeil. Il a ainsi été constaté par différentes études que les coureurs passent plus de temps chaque nuit en état de sommeil profond. En gros, on dort mieux, et on se réveille avec l’impression de pouvoir soulever des montagnes. What else ?

L’effet de la pratique sportive sur la santé mentale 

La pratique du running va avoir des effets chimiques quantifiables sur notre corps. Plus précisément, elle va favoriser la sécrétion d’hormones qui aident au maintien d’une bonne santé mentale. D’ailleurs, de nombreuses études ont mis en avant le fait que la plupart des individus souffrant de pathologies mentales telles que la schizophrénie, les troubles bipolaires et plus largement les troubles du spectre dépressif sont des personnes qui ne pratiquent pas ou très peu d’activité physique. 

Attention toutefois à ne pas faire de raccourci, ce n’est pas l’unique cause des troubles mentaux. Simplement, cette inactivité peut participer à leur apparition voire la favoriser. 

En effet, la plupart des troubles mentaux sont générés par un déséquilibre hormonal. Le fonctionnement de notre cerveau étant purement chimique, il est possible de rétablir au mieux l’équilibre en favorisant la sécrétion de diverses hormones. Et c’est là que le running entre en jeu. 

Lorsque l’on court, on sécrète de la dopamine et surtout de la sérotonine, qui est l’hormone du bien-être. Les coureurs vont aussi sécréter moins de cortisol, qui est a contrario une hormone produite lorsque l’on est en état de stress. 

Ainsi, le running va être particulièrement bénéfique pour la santé mentale. Il va agir comme une sorte d’anti-dépresseur et permettre au pratiquant d’améliorer son humeur. Et tout cela, grâce à la chimie. C’est beau la science. 

Comment tirer bénéfice de la pratique du running ?

Nul besoin de devenir un mordu de course à pied pour tirer des bénéfices de sa pratique. En effet, 30min d’activité physique à raison de 3 fois par semaine permettent déjà de constater des effets bénéfiques sur la santé mentale des pratiquants. J’ai bien dit 3 fois 30min par semaine, ce qui est différent d’1h30 une fois par semaine. À bon entendeur. 

Bien sûr, ces 30min peuvent être dédiées à d’autres sports que le running (même si le running, c’est quand même mieux, en toute objectivité). Le tout est de remettre du mouvement dans son quotidien et de se dépenser physiquement pour s’apaiser mentalement. Vous avez dit paradoxe ? 

Pensez à vous fixer des objectifs quantifiés, réalisables et réfléchis. Pose cette brochure de l’UTMB immédiatement et commence par t’acheter des baskets, les tongs sont déconseillées pour courir. Plus sérieusement, et particulièrement lorsque vous commencez à courir, il est important d’avoir des objectifs concrets. Ce peut être de courir un certain temps, ou de réaliser un parcours défini. Le tout est de veiller à ce que ces objectifs soient atteignables. 

Évitez à tout prix de tomber dans le surentraînement qui lui, va à nouveau créer un déséquilibre hormonal. Soyez progressif et avancez pas à pas. Vous avez le temps. 

Enfin, même si l’activité sportive induit un effort physique pas toujours agréable de prime abord, pensez à vous faire plaisir. Choisissez une activité qui vous plait et vous correspond. Ne vous forcez pas à pratiquer un sport que vous n’aimez pas, il en existe sûrement un autre qui est fait pour vous. Et si c’est le running, c’est mieux.

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