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Sexe & Running: comment la course à pied booste notre libido

Sexe & Running: comment la course à pied booste notre libido

La libido c’est comme l’appétit, certains en ont plus que d’autres. Loin d’être fixe, elle peut fluctuer en fonction de notre état physique, psychologique et être influencée par différents facteurs notamment chez les coureurs et coureuses. Alors quel impact du running sur notre libido ? 

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Running et libido font-ils bon ménage?

Plusieurs raisons peuvent avoir un impact positif ou négatif sur notre libido. 

Parmi les principaux facteurs, certaines pathologies peuvent l’affecter, comme les maladies hormonales ou neurologiques. 

On note également chez les personnes ayant des baisses du désir sexuel: de l’anxiété, une mauvaise estime de soi ou encore du stress. 

Et justement, l’un des principaux effets positifs de la course à pied est qu’elle permet de booster son estime de soi et de réduire le stress et l’anxiété. 

Une étude publiée dans le Journal of Sexual Medicine en 2019 a d’ailleurs observé que les personnes qui pratiquent 30 minutes à 1 heure de sport à raison de deux à quatre fois par semaine, bénéficient d’un épanouissement sexuel renforcé par rapport aux sédentaires. 

>> Ecouter le podcast : Psychanalyse du coureur de fond avec Florence Puklavec

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Nos séances de course à pied favorisent la sécrétion des endorphines, appelées hormones du plaisir, et que le sport augmente aussi le taux de testostérone souvent qualifiée comme l’hormone sexuelle par excellence. 

En dehors de la libido, on peut également noter une amélioration des capacités sexuelles chez les coureurs et coureuses. 

En effet, les montée d’endorphines et d’hormones après les entraînements permet de relâcher les tensions et d’être plus réceptifs au désir. 

Le sport joue également sur la masse grasse et la tonicité du corps, et permet un meilleur rapport à son corps. Chez les femmes, le plaisir est surtout lié au tonus musculaire du vagin, et courir favorise l’irrigation des organes génitaux. 

Le sport favorise la vasodilation, c’est à dire la dilatation des vaisseaux sanguins et diminue ainsi, chez l’homme, les dysfonctions érectiles. 

Toutes ces raisons peuvent peut-être expliquer pourquoi 450 000 préservatifs ont été mis à disposition des 10 500 athlètes sélectionnés aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, soit -quand même- deux par jour et par sportif!

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Brazil, on July 23, 2016. / AFP / YASUYOSHI CHIBA

Sport et endurance au lit

En course à pied, on cherche souvent à franchir la ligne d’arrivée le plus vite possible.

Pourtant dans certains domaines, les coureurs semblent apprécier prendre tout leur temps, notamment lors de leurs relations intimes. 

C’est du moins ce que révèle une étude publiée dans le Urology Journal et menée par les chercheurs du Ankara Training and Research Hospital en 2018. 

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont séparé 250 volontaires en deux groupes, en fonction de l’intensité de leur activité sportive.

Chaque volontaire avait pour consigne d’enregistrer en détail la durée de chaque rapport sexuel avec sa partenaire. 

L’étude a démontré que les hommes sédentaires étaient nettement plus victimes d’éjaculation précoce, à hauteur de 27%. 

En ce qui concerne la durée des rapports (au niveau du temps de pénétration), les sportifs ont tenu entre 2 et 25 minutes et les autres entre 20 secondes et 7 minutes.

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Des limites chez les coureurs de longues distances

Tout est une question de dosage, car même si le sport peut stimuler l’appétit sexuel, à forte dose il peut avoir au contraire des effets délétères.

Des chercheurs de l’Université d’Alberta au Canada ont observé une baisse de libido chez les hommes qui ont l’habitude de courir plus de 60 km par semaine. 

En effet, le taux de testostérone chute lors des entraînements longs ou intensifs, car les muscles ont tendance à consommer toute la testostérone présente dans le corps. 

On sait également que chez les athlètes féminines, l’entraînement intensif diminue la production d’hormones au point d’arrêter parfois leur cycle menstruel. 

Par ailleurs, les chercheurs se sont aperçu qu’il y avait plus fréquemment des troubles de l’érection et/ou du désir parmi les marathoniens ou ultra-traileurs, lors des phases intensives de leurs préparation.

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